Vous louez un
logement meublé
et vous
vous posez des questions sur le régime
d'imposition
du loueur en meublé Professionnel...
Fruit de ma propre expérience et de mes recherches...
Sans prétentions et sans garanties...
Je vous invite à confirmer ces informations auprès de
l'administration fiscale et de votre expert comptable...
Pour bénéficier
de ce statut, il faut être inscrit au registre de commerce, et il
faut que les recettes nettes TTC retirées des locations meublées par
le foyer fiscal soient supérieures à 23.000 euros et que les
revenus provenant de son activité de loueur en meublé, taxes
comprises, représentent au moins 50% du total global des revenus
nets de son foyer fiscal.
Pour apprécier les
50% il faut prendre l’ensemble des revenus nets catégoriels
(salaires, revenus fonciers, B.N.C., B.I.C, rentes viagères,
retraites, pensions alimentaires..), y compris les revenus des
locations en meublé et éventuellement les revenus taxables à un taux
proportionnels comme les plus-values.
Il faut apprécier les revenus avant déduction des charges du revenu
global et des déficits antérieurs.
L’année de référence est celle précédant le 1er janvier
de l’année d’imposition.
Si le propriétaire a d’autres sociétés relevant du régime des
sociétés de personnes, le seuil des 23.000 euros s’appréciera par
référence au montant cumulé des quotes-parts de recettes réalisées
par chacune de ces sociétés, calculées au prorata des droits du ou
des membres du foyer fiscal dans leurs bénéfices sociaux.
Les revenus provenant de la gestion par un mandataire d’une
résidence de tourisme sont considérés comme des B.I.C au même titre
que les locations meublées.
A partir des revenus perçus en 2009 cette règle deviendra
cumulative c'est à dire :
1. être inscrit au registre du commerce et,
2. percevoir des recettes supérieures à 23.000 Euros et,
3. ces recettes doivent représenter plus de 50% des revenus du
foyer.
Si vous êtes
retraité, sans profession ou salarié et que vous êtes déjà
propriétaire d’un important patrimoine immobilier, vous pouvez avoir
avantage à mettre une partie de votre patrimoine sous le régime du
meublé professionnel.
Attention
toutefois, l’administration fiscale est très pointilleuse sur la
notion de location meublée lors du passage d’un régime à un autre.
Elle risque de vous demander de prouver que les appartements sont
bien correctement meublés. Vous aurez donc intérêt à basculer dans
ce régime lors d’un changement de locataire et de le faire
progressivement.
Au niveau de l’I.S.F.
cela pourra être plus délicat, car il faut que cette activité de
loueur en meublé, constitue votre activité principale pour que vous
y échappiez, et la notion de temps passé à l’exercice de cette
activité est prise en compte. En présence de plusieurs activités
d’égale importance, l’activité principale sera celle qui procure au
contribuable la plus grande part de ses revenus professionnels. Si
vous êtes salarié à temps plein ailleurs, il y a de grandes chances
que vous n’échappiez pas à l’I.S.F et ce même si les revenus de vos
locations meublées sont moins importantes que ceux provenant de
votre activité professionnelle.
En revanche, les retraites ne seront pas prises en considération car
il ne s’agit pas de revenus professionnels.
D’autre part, il n’est pas certain si vous êtes fonctionnaire, que
l’exercice de cette activité qui est commerciale soit compatible
avec le statut du fonctionnaire.
Il faudra dans
cette hypothèse soit que ce soit votre conjoint qui exerce la
profession de loueur en meublé professionnel, soit passer par le
montage d’une S.A.R.L. de famille dans laquelle vous pouvez faire
rentrer les membres de votre famille jusqu’au 2ème degré (ascendants
et descendants sans limitation de degré, frères et sœurs ainsi que
leurs conjoints) cela n’est pas possible pour les concubins et leurs
enfants.
Vous pourrez y
mettre en qualité de gérant soit votre conjoint s’il ne travaille
pas, soit un autre membre de votre famille (tout dépend si vous
voulez avoir une couverture sociale).
Il risque d’y
avoir un problème de plus value lors du passage des immeubles qui
étaient avant en foncier ou en micro bic sous le régime du loueur en
meublé professionnel.
Le passage du foncier en micro bic ne pose pas de problème car
les immeubles restent dans le patrimoine privé, ce qui n’est plus le
cas du loueur en meublé professionnel.
De même, si vous n’avez que la nue propriété de certains immeubles
vous avez peut-être intérêt selon le cas à les conserver sous le
régime du foncier car les grosses réparations ne sont déductibles du
revenu global du nu propriétaire que si le bien est loué sous le
régime du foncier. Il est nécessaire dans ce cas que le démembrement
soit le résultat direct d’une donation ou d’une succession effectuée
sans charge entre parents et enfants jusqu’au 4ème degré
inclus.
Le montage d’une
S.A.R.L. de famille présente l’avantage que la propriété des parts
sociales peut être démembrée, et ce peut être l’occasion de faire
rentrer ses enfants dans la société,
Les enfants ne
paieront les droits de succession que sur leur part en nue
propriété.
Vous pouvez très
bien posséder des immeubles loués sous le régime du foncier et
d’autres sous le régime du loueur en meublé professionnel, mais vous
ne pourrez pas avoir à la fois des meublés sous le régime du micro
BIC et d’autres relevant du meublé professionnel, car on ne peut pas
avoir plusieurs régimes professionnels relevant du même secteur
d’activité.
Lorsque vous avez
le statut du loueur en meublé professionnel, il se peut que
certaines années, il soit remis en cause par l’administration
fiscale, selon les variations de votre patrimoine ; par exemple si
vous avez des plus-values à l’occasion de la vente d’un bien
immobilier qui ne dépend pas de votre activité de loueur en meublé
professionnel. Mais l’administration fiscale ne reviendra pas sur le
statut des années antérieures, et si l’année suivante vous retrouvez
de nouveau les conditions du régime, vous pourrez récupérer le
statut du loueur en meublé professionnel.
1.La détermination des bénéfices. Le
résultat imposable dans la catégorie des bénéfices industriels et
commerciaux sera à rajouter ou à déduire des autres revenus.
Le résultat sera déterminé par la soustraction des loyers encaissés
de quasiment toutes les charges et frais d’exploitation.
Les charges
déductibles sont toutes celles liées à l’activité de loueur en
meublé. Ce sont notamment :
Les frais d’acquisition, les dépenses d’entretien et de réparation,
les intérêts des emprunts, les primes d’assurances, les charges de
copropriété, la taxe foncière, la taxe professionnelle, les frais de
comptabilité, les cotisations sociales liées au statut du loueur en
meublé et l’amortissement des biens loués.
Si votre résultat est bénéficiaire, vous devrez le majorer de 25%
afin de compenser les diverses réductions d'impôts accordées sur
l'exercice 2006.
En ce qui concerne l’amortissement des immeubles, il
se fera selon la méthode linéaire et s’il s’agit de l’acquisition
d’un immeuble neuf, le propriétaire pourra déduire jusqu’à 80% de la
valeur du bien hors taxes.
Il faut noter que l'amortissement en question peut-être reporté
sans limitation de durée.
Les déficits pourront être déduits
des autres B.I.C. professionnels.
A partir de 2009, les déficits provenant des B.I.C.
professionnels sont imputables sur le revenu global à hauteur de
10.700 Euros comme pour les revenus fonciers. Pour la part excédant
les 10.700 Euros, ils sont imputables sur les revenus des B.I.C.
professionnels des dix années suivantes.
Pour cela, il
faudra remplir les formulaires 2031 et 2033 afin de déterminer votre
résultat puis reporter ce résultat directement sur la feuille de
déclaration de revenus 2042C
à la rubrique « bénéfices industriels et commerciaux
professionnels » régime réel.
Attention, les déclarations 2031 et 2033 doivent être renvoyées à
votre centre des impôts des entreprises pour le 5 mai.
2.Le régime des plus-values. Le
loueur en meublé professionnel bénéficie de l’exonération de la
plus-value réalisée lors de la revente du bien loué, si la revente a
lieu après plus de 5 ans d’exercice de la profession et dans la
mesure ou les recettes provenant de cette activité ne dépassent pas
90.000 Euros.
Entre 90.000 et 126.000 Euros, il y a un abattement progressif sur
les plus-values.
Au delà de 126.000 Euros, c’est le régime fiscal des plus-values ou
moins-values à long terme qui s’applique.
3.L’impôt
de solidarité sur la fortune. Pour
bénéficier de l’exonération de l’ISF, il faut que les revenus des
locations meublées soient supérieurs à 50% des autres revenus du
contribuable qui la demande. Ne sont pas assimilés à des revenus,
les retraites, les revenus fonciers, les revenus de valeurs
mobilières.
Si l’activité de location en meublé est exercée à titre principal,
il y a une exonération totale de l’I.S.F. car le bien loué est un
bien professionnel.
Au niveau de l’I.S.F., l’administration fiscale s’attachera à la
profession de celui qui demande l’exonération. Au niveau du foyer
fiscal, la situation sera appréciée pour chaque membre du foyer
fiscal.
Si vos immeubles sont détenus par l’intermédiaire de
S.A.R.L. de famille ayant opté pour le régime des sociétés de
personnes, l’administration fiscale s’attachera à regarder si le
détenteur des parts exerce dans la société son activité
professionnelle.
Si vous exercez des fonctions rémunérées au sein de
sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés, il est nécessaire que
vous-même, ou votre conjoint, exerce dans ces sociétés des fonctions
dirigeantes qui vous procurent plus de la moitié de vos revenus
professionnels et ce, en permanence et que la participation que vous
détenez dans la société représente au moins 25% des droits
financiers et des droits de vote attachés aux titres. (CGI. article
885 O bis 1°)
Si les immeubles sont détenus par l’intermédiaire
d’une S.A.R.L. de famille ayant opté pour le meublé professionnel
l’administration fiscale retiendra la valeur de vos parts sociales.
Si vous les détenez seulement en nue propriété, on ne retiendra que
la valeur de votre nue propriété.
Pour être
considéré comme des biens professionnels il faut que le détenteur
des parts exerce dans la Société son activité professionnelle à
titre principal et de manière effective.
LES TAXES APPLICABLES A TOUTES
LES LOCATIONS MEUBLEES PROFESSIONNELLES
1° LA TAXE
PROFESSIONNELLE.
Toutes les locations meublées sont soumises à la taxe professionnelle, sauf cas
d’exonération : la location de son habitation personnelle (résidence
principale ou secondaire), la location d’un meublé classé meublé de
tourisme, ou d’un gîte rural, sauf délibération contraire de la
municipalité.
Si vous êtes assujetti à la taxe professionnelle, vous ne paierez
pas la taxe d’habitation, sauf si vous occupez personnellement le
bien durant les temps ou il n’y a pas de locataires, ce qui peut
être le cas si vous louez habituellement votre résidence secondaire.
Vous aurez une seule taxe professionnelle si vous avez plusieurs
logements dépendant d’une même commune et plusieurs taxes
professionnelles si vous dépendez de plusieurs communes, sachant
qu’il y a des communes qui ne la réclament pas.
La base de calcul est constituée de deux éléments :
la valeur locative des lieux donnés en location qui s’applique à
toutes les pièces louées, y compris les cuisines. Lorsque les
recettes annuelles dépassent 60.979 euros, il faut en plus retenir
la valeur locative des équipements et du mobilier garnissant les
lieux loués.
Vous pouvez demander que l’administration fiscale vous applique le
plafonnement de la taxe professionnelle en application de l’article
1647 B I sexiès du C.G.I. au maximum à 3,5% de la valeur ajoutée
produite au cours de la période retenue pour la détermination des
bases imposables.
Mais si ce plafonnement doit se révéler moins élevé que le minimum
de taxe professionnelle voté par la commune, l’administration
fiscale retiendra le minimum voté par la commune.
2° LA TAXE DE SEJOUR.
Selon la commune dont vous relevez, vous devrez payer cette taxe
dont le montant peut varier entre 0,15 euros à 1,06 euros la nuitée.
Il existe des cas d’exonération de la taxe de séjour.
En ce qui concerne les étudiants : ils ne paieront pas la taxe de
séjour s’ils sont assujettis à la taxe d’habitation.
3° LA TAXE
FONCIERE ET LA TAXE D’HABITATION sont applicables
aux locations meublées. Si le propriétaire se réserve l’immeuble
loué pour son habitation une partie de l’année, il pourra être
soumis à la fois à la taxe d’habitation et à la taxe
professionnelle.
4° LA C.S.G.
Cette taxe sera applicable et ce même si le propriétaire n’est pas
imposable.
5°
LA C.R.L. est supprimée à partir de l'imposition de l'année 2006
Dans
le cadre de la réforme de l'impôt sur le revenu engagée par la
loi de finances pour 2006, la contribution annuelle sur les
revenus locatifs (CRL), – contribution au taux de 2,5 % due
sur les revenus tirés de la location d'immeubles achevés
depuis au moins 15 ans au 1er janvier de l'année
d'imposition –, est supprimée, à compter de l'imposition des
revenus de l'année 2006, pour certaines catégories de
personnes et organismes.
En effet,
cette suppression s'applique aux personnes physiques, aux
associés, personnes physiques, des SCI transparentes et enfin aux
sociétés de personnes ou groupements relevant de l'article 8 du
Code général des impôts lorsqu'aucun des associés n'est soumis à
l'impôt sur les sociétés (IS) au taux de droit commun.
En pratique : pour les entreprises
individuelles et les sociétés de personnes, la suppression de la
CRL s'applique aux exercices clos à compter du 1er janvier
2006 à hauteur des loyers perçus en 2006. Ainsi, les SCI non
soumises à l'IS qui souscrivent des déclarations n° 2072 ne sont
pas tenues de verser l'acompte correspondant aux loyers perçus en
2006, et pour celles dont l'exercice coïncide avec l'année civile,
l'acompte du 15 décembre 2006 n'est pas dû.
En revanche, la CRL s'applique
toujours, au titre des revenus tirés de la location des immeubles,
achevés depuis plus de 15 ans au moins au 1er janvier
de l'année d'imposition, détenus par des personnes morales et
organismes passibles de l'impôt sur les sociétés au taux de droit
commun, des organismes sans but lucratif et des personnes morales
et organismes non soumis à l'IS mais ne relevant pas du régime
fiscal des sociétés de personnes.
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